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fantasy

Abercrombie Joe: Dernière querelle (La 1ere Loi livre 3)

abercrombie 3

 

L'histoire: Logen Neuf-Doigts n'a plus qu'une seule bataille à livrer : celle qui l'opposera à Bethod, le roi du Nord. Vaincre son pire ennemi lui apportera-t-il enfin la paix à laquelle il aspire ? Après avoir fait l'amère expérience de la guerre, Jezal dan Luthar a tourné le dos à la vie militaire pour couler des jours heureux avec sa promise. Cependant, le prestige et les honneurs ont la vilaine habitude de se rappeler au bon souvenir d'un homme au moment où il s'y attend le moins... Et tandis que le roi de l'Union n'en finit plus d'agoniser, les paysans se révoltent et les nobles complotent. Bayaz a un plan pour sauver le monde, comme toujours, mais il comporte des risques. Le premier des Mages est-il prêt à briser la Première Loi ?

 

Mon avis: 

Après les combats et le voyage, chaque personnage a changé mais leurs épreuves ne vont pas s'arrêter là car l'ennemi reste aux portes de l'Union et voici que leur souverain se meure tandis que ses héritiers ont péris avant lui. Si en plus des guerres frontalières il faut gérer aussi une guerre de succession...

Mais Bayaz n'avait il pas déjà prévu cela depuis fort longtemps? Certains de ses choix lors du commencement de l'histoire n'étaient ils pas déjà faits pour préparer la résolution de cette épineuse situation?

Dans ce troisième tome plus long que les deux précédents, la conclusion de la trilogie se fait avec brio. À peine sortis de leurs précédentes aventures, les protagonistes sont jetés dans d’autres drames et les révélations arrivent enfin surtout sur Bayaz et ses plans. Si beaucoup vont avoir ce qu’ils ambitionnent depuis longtemps (pouvoir, vengeance…), le cadeau va se révéler empoisonné.

Certaines scènes sont peu originales (du moins déjà vues ailleurs , comme ce groupe devant défendre une forteresse de bric et de broc contre une armée supérieure en nombre qui n’est autre que Fort Alamo transposé comme le fit Gemmel dans son roman « Légende ») mais fort bien racontées. D’autres – surtout le destin des personnages et leur devenir- beaucoup plus inattendues dans ce type de littérature. C’est peut être l’un des premiers romans de Fantasy dans lequel je trouve une fin de cycle aussi « logique » et presque « politiquement incorrecte » pour ses personnages principaux. Bravo, il fallait oser. On est bien dans de la « dark fantasy » et dans de la très bonne. Oubliez les contes de fée et les happy end.

 

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Abercrombie Joe: Déraison et sentiments (La 1ere Loi livre 2)

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L'histoire:

 Le tocsin de la guerre résonne aux portes de l'Union. L'armée du monde libre, inexpérimentée, semble inconsciente du danger qui la guette. Face à elle, sur le front du Nord, les barbares de Bethod se chauffent d'un tout autre bois... Au sud, les forces du Gorkhul se massent au pied de la cité de Dagoska. Alors que la ville bouillonne des préparatifs de la bataille, Glotka découvre une conspiration visant à livrer la ville à l'ennemi sans combat. Menacé à chaque instant, l'Inquisiteur a besoin de réponses, et vite. Pendant ce temps, la poignée de héros réunie par Bayaz progresse vers le bord du Monde. Le Mage espère y trouver la Graine, une relique jadis responsable de la destruction d'un empire et, peut-être aujourd'hui, l'unique voie de salut pour l'Union...

 

Mon avis: Après les présentations, nous entrons ici dans le vif du sujet et chaque personnage aura une rude tache à mener.

Au nord comme au sud, l'ennemi est aux portes de l'Union et deux personnages vont devoir protéger les frontières pendant que Bayaz entraine son groupe au coeur d'anciens territoires en quête de la mystérieuse graine cachée par Kanedias au "bord du monde".

Pour chacun ce second opus, outre la confrontation violente avec des forces opposées, sera aussi celui du changement. Un changement souvent forcé par leurs expériences, souvent effectué dans le sang et les batailles.

Tout semble pourtant bien commencer pour certains qui bénéficient de promotions: Glotka passe d'inquisiteur à administrateur, mais il va devoir gérer une ville frontière dont l'ancien administrateur a disparu mystérieusement et dont les forces ennemies ont fait leur cible. Comment défendre la ville comme l'exige l'Insigne Lecteur sans aucun moyen supplémentaire? 

Au nord, West est lui aussi promu mais sa mission est de protéger le prince du royaume, un homme imbu de lui meme, entouré d'une cours d'officiers sans expérience. Comment accomplir sa mission en ayant sous ses ordres une armée d'appelés mal équipés sans expérience du combat?

L'équipe emmenée par Bayaz elle doit traverser des territoires hostiles alors que chacun de ses membres se connait à peine. Pour y parvenir ils devront apprendre à devenir un vrai groupe et en apprendre aussi plus sur eux-même. Au passage le lecteur en apprendra un peu plus sur le passé de Bayaz et les dessous de leur quête.

Après un premier tome de présentation plutôt faible en action, celui-ci nous présente trois séquence de combats: La guerre au Nord, le siège de Dagoska au sud et le voyage de Bayaz dans l'ancien empire. Les conflits du nord et du sud sont plus tournés sur des problématiques stratégiques qui s'imposent à West et Glotka, tandis que la quête de Bayaz fait une plus grande place à des révélations sur le passé du monde et les menaces qui arrivent - entre deux batailles quand même pour ne pas endormir le lecteur. Ces phases de combat dynamisent encore plus cet opus, s'ajoutant à l'intéret toujours grand des personnages principaux.

Tout aussi réussi que le "livre 1", un peu plus sombre comme souvent dans une trilogie (la deuxième partie est souvent celle de l'échec), il donne envie de poursuivre vers la troisième et dernière partie avec des personnages qui vont changer après ces épreuves et les choix qu'ils ont du faire. 

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Abercrombie Joe: Premier Sang (La 1ere Loi livre 1)

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L'histoire: Jadis synonyme de liberté et de progrès, l'Union n'est plus que l'ombre d'elle-même, minée par la corruption, les complots de toute sorte et l'incompétence notoire de ses dirigeants. Ces derniers n'ont aucune. conscience des dangers qui les guettent : au nord, les clans barbares se rassemblent sous une bannière unique ; du sud, où les forces du Gorkhul étaient jusque-là tenues en respect par l'armée régulière, proviennent de bien curieuses rumeurs. Bayaz, le Premier des Mages, sort de sa retraite millénaire pour sauver ce qui peut encore l'être. Son plan inclus un barbare philosophe, un jeune officier écervelé, un navigateur volubile, une intrépide chasseresse, un apprenti dépressif et surtout une grosse, grosse colère...

 

 

Mon avis: Premier tome d'une trilogie de fantasy, le défi traditionnel de cet opus est de nous donner envie de continuer tout en nous présentant les protagonistes et l'univers qu'ils vont peupler. Il y a ensuite deux écoles: nous plonger d'emblée dans l'action en nous expliquant le monde au fur et à mesure, au risque de nous perdre; ou nous expliquer qui est qui et qui fait quoi au risque de nous ennuyer par trop d'explications. Quelques auteurs s'en sortent malgrès tout réussissant à nous entrainer derrière eux et c'est le cas ici.

Pourtant l'histoire commence doucement et de façon peu innovante tant au point de vue de la situation que des personnages.

Dans les sauvages contrées du Nord, un rude guerrier barbare Logen Neuf doigts perd ses compagnons et va rencontrer un vieux Mage, Bayaz et son apprenti. Ceux ci vont l'emmener avec eux vers la capitale de l'Union où ils rencontrerons d'autres personnages tout aussi stéréotypés: un jeune officier de la garde royale, le capitaine Luthar plus préoccupé de jouir de la vie et des femmes que de la réalité du métier militaire; Long pied un volubile navigateur et Ferro, version féminine de Logen qui elle vient du sud mais qui a la même rage et la même vigueur au combat.

Un barbare du nord, combattant émerite...serait on en Cimmérie? (et la sudiste pour avoir la peau noire ne serait elle pas une guerrière rousse issue elle aussi des oeuvres de Howard?)

Un vieux et puissant Mage qui veut réunir une équipe pour partir en quête d'un vieil artefact...j'ai déjà vu ça dans la Terre du Milieu je crois.

Les jeunes officiers insouciants mais excellents escrimeurs, j'ai déjà vu ça...dans plein d'endroits...

A priori me direz vous, rien ne vient donner envie de suivre cette longue histoire.

Et pourtant si. Logen le barbare reste mystérieux et pas si simple qu'il y parait au premier abord. Bayaz n'est pas seulement un gentil Gandalf et son véritable plan reste caché et pas très clair au fond. Ferro est un excellent personnage sauvage en colère contre le monde entier.

Et à coté de la "compagnie"...pardon de l'équipe sus-décrite, il y a d'autres personnages qui sont sans doute ammenés à jouer un role dans la saga: Le commandant West, supérieur de Luthar, officier par son mérite au combat à défaut d'avoir une ascendance noble. Sa soeur Ardee, jeune fille pas si nunuche qu'il y parait et dont Luthar tombe plus ou moins amoureux.

 Et surtout, surtout, L'inquisiteur Glotka. Un ancien colonel plein de fougue et de panache à l'image de Luthar qui fut fait prisonnier lors de la dernière guerre, torturé par l'ennemi et revenu défiguré et diminué de sa détention. Un homme vivant dans la douleur perpétuelle et dont le travail d'inquisiteur est d'enquéter et de torturer avec ses Tourmenteurs pour protéger le pays mais surtout les intérets de son supérieur L'insigne Lecteur Slut.

 

Après des années de paix, l'Union végète dirigée par un Souverain gateux mais au Nord des créatures terribles apparaissent (les Shankas, monstres difformes et cannibales) tandis que Bethod entraine les tribus du pays vers la frontière; et qu'au sud les Gurkhiens eux aussi préparent la guerre.

 

Dans ce premier tome, peu d'action proprement dite et pourtant dès le premier chapitre l'envie de découvrir ces personnages à la fois déjà vus mais aussi originaux et de les suivre. Certains plus charismatiques que d'autres permettent de ne pas se lasser au long de ces 700 premières page de la première partie d'une longue saga.

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Segura Magali: Le prix d'Alaya - Eternité tome 1

le prix d'alaya

 

L'histoire:

Jelis est furieux d'être laissé par sa mère aux bons soins de la vieille Ahna. Du haut de ses huit ans, il en profite alors pour interroger la vieille femme et découvrir la véritable identité de ses parents : sa mère est celle qui a dû choisir à qui confier le don d'Éternité, et son père le plus puissant guerrier de l'Acier. Tandis que le petit garçon décide de tout faire pour réunir ses parents séparés, ces derniers se retrouvent confrontés à leur passé et à de terribles nouveaux choix. Acier et Magie pourront-ils s'allier de nouveau ?
 
Mon avis: Premier tome d'une future trilogie (suivant à paraitre en mars 2013 selon les dire de l'auteure, sympathique jeune femme rencontrée sur la foire du livre de Brive ).
Le piège d'un premier tome dans ce genre, c'est qu'il est parfois, soit rébarbatif, soit un peu classique dans son intrigue pour poser les personnages et les principes du monde dans lequel ils vivent. Ce n'est pas le cas ici. Le récit est immédiatement entrainant, se focalisant sur les personnages principaux mais nous détaillant progressivement les règles régissant la "terre de sel" et le passé de ces héros.
Bien sur, ce parti pris de ne pas nous asséner de longues descriptions dès le départ, demande au lecteur d'accepter un certain flou: on ne comprends pas tout de suite en détail ce qui régit la magie, les différents ordres s'affrontant dans cette société (sorciers majeurs et mineurs, guerriers de l'acier...) ni les animaux bizarre qui peuplent cet ancien désert.
Pourtant, on n'est jamais complétement perdu et le fil conducteur du fils de Naslie et d'Yshem à la recherche de son père et voulant réunir ses parents nous entraine à travers l'ile du crabe et nous permet de découvrir agréablement tout ce que nous devons savoir sur la terre de Sel, ses habitants, sa faune, sa flore et son histoire.
Un bon premier tome qui donne envie de poursuivre l'aventure (en espérant pour ma part que l'on ne sombrera pas dans une love story entre les deux anciens amants...enfin pas trop).
J'avais hésité à entreprendre cette aventure plutôt que la première trilogie de Magali Segura (qui avait l'avantage d'être achevée et réunie en intégrale). En discutant avec elle et en lui faisant part de ma crainte (par rapport au quatrième de couverture indiquant "robin des bois au pays des contes de fée") d'une trilogie trop "gentillette" elle m'a plutôt orienté sur cette nouvelle épopée, me la décrivante comme plus dure, plus adulte. Elle ne m'a pas trompé. De plus, son blog http://www.magali-segura.fr qui précise le "making off" du roman, explique bien qu'elle a profité de l'expérience de ses premiers romans pour complexifier l'intrigue de celui-ci.
Je vous engage donc à tenter l'aventure avec ces héros, de compléter la lecture par la decouverte de son Blog (dans cet ordre, ce serait plus rationnel pour bien comprendre de quoi elle parle sur le site)  et j'attend la suite pour continuer mon voyage en terre de Sel entre magie et acier.
 
Dernière nouvelle: la suite ne paraitra pas en Mars comme prévu mais plus tard en 2013. 

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Grimwood Jon Courtenay: Lame Damnée (ASSASSINI T1)

lame damnee

L'histoire:

1407. Venise est à son apogée.
Le duc Marco est aux commandes… en théorie, car il est niais et son oncle et sa tante gouvernent à sa place. Ils règnent sur les mers, dictent les lois et semblent tout-puissants. Même s’ils craignent des assassins meilleurs que les leurs…
Une nuit, tout bascule. La cousine du duc, qui devait être mariée de force, est enlevée par des pirates mamelouks. La guerre est inévitable.
Au même moment, Atilo, l’assassin en chef de Marco, tranche la gorge de sa dernière victime. Il s’apprête à rebrousser chemin, mais aperçoit un garçon penché sur le mourant, en train de boire à sa plaie. Il est beau comme un ange, d’une maigreur terrifiante, et la vitesse à laquelle il esquive un poignard et escalade un mur stupéfie Atilo.
Le maître assassin sait qu’il doit à tout prix trouver le garçon. Non pour le tuer, mais pour en faire son apprenti…

Mon avis:

Plutot favorablement influencé par mes précédentes lectures de fantasy concernant des "assassins" ("L'assassin du Roi" de Robin Hobb et "l'ange de la nuit" de Brent Weeks) et plutot inspiré par un changement d'univers (Venise au XVème siècle), j'avais de bons espoirs en achetant ce roman.

Le bémol était qu'à l'évidence il sacrifiait lui aussi à la mode vampirique actuelle, mais les vampire peuvent aussi donner de bons romans ("le necroscope")...ou pas ("13 balles dans la peau").

Au final ce sera...ou pas!

Mais pour être honnête ce n'est pas le vampire qui est seul responsable de ce résultat.

Tout commençait plutot bien lors d'une poursuite dans une venise mystérieuse où l'obscurité de la nuit semblait mortelle car peuplée de féroces créatures. Surprise ce n'étaient pas des vampires mais des lycanthropes!

Juste une remarque qui me traversa l'esprit à ce moment là: les vampires et les loups-garou sont décidemment destinés à s'affronter depuis la saga cinéma "Underworld"!

Mais en fait le vampire n'était pas encore apparu, et toute la première partie du livre conduisant à son apparation m'est apparue trop embrouillée, comme si le réalisateur (pardon l'auteur) avait du faire des coupes au montage (oh zut, pardon, la relecture) et que cette obligation de coupe l'avait conduit à sacrifier des pages pour gagner en concision, peut etre en rythme mais du coup en saccadant trop l'histoire... Alors erreur d'auteur ou demande de l'editeur? je ne sais, le résultat restant pour moi un raté.

Puis le vampire vint... Bon il est pas mal avec ses forces et ses faiblesses, et aussi son mystère sur ses origines. Comment le capturer, comment le "dresser" pour en faire un super assassin? ce n'est pas ininteressant, mais sans plus. A coté de cela, la destiné de Venise, les grandes manoeuvres des états (car il y a bien sur un arrière plan de guerre comme dans toute bonne fantasy) restent trop peu présentes et inexpliquées.

On bondit de toit en toit dans Venise comme dans le jeu vidéo "Assassin Creed", on affronte une armée de loups garous comme dans le film "Underworld", on est un vampire maudit et amoureux d'une femme innacessible comme dans un livre de Bit lit... mais on n'est pas dans un livre prenant

Parfois les tomes suivant d'une saga font oublier les imperfections ou le classicisme du premier, si c'est le cas ici c'est dommage car je ne me lancerai pas dans la suite.

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Weeks Brent: Au dela des ombres (l'ange de la nuit 3)

au dela des ombres

L'histoire: Cénaria est un royaume brisé où règnent la famine et le désespoir. Au nord, le nouveau Roi-dieu a un plan. C'est de la pure démence mais, s'il parvient à le réaliser, personne ne pourra plus l'arrêter. Kylar a enfin appris le prix tragique de l'immortalité. Pour sauver ses amis, et peut-être même ses ennemis, il doit accomplir l'impossible : assassiner une déesse. S'il échoue, il condamnera la moitié d'un continent. S'il réussit, il perdra tout ce à quoi il tient.

 

Mon avis: Dernier tome des aventure de Kylar Stern. Dans les deux premiers tomes, on nous a présenté les différents intervenants. Au gré de ces deux tomes la plupart ont évolués et se sont dévoilés. La situation de chacun a elle aussi évoluée au rythme de terribles combats et d'épreuves. Et ce n'est pas fini. Pour la plupart de ces personnages ce dernier tome va receler d'autres combats, d'autres evolutions jusqu'au conflit final qui une nouvelle fois s'annonce apocalyptique.

Un dernier tome qui ne déçoit pas. Construit comme les deux premiers, s'achevant sur un ultime combat désespéré. Solon et Dorian entraperçus précedemment ont a leur tour l'honneur de se voir suivi de plus prêt et d'obtenir un rôle crucial (et complexe pour eux) dans l'aventure. Quand à Durzo Blint...comme dans le tome 2 il est toujours là.

Un plus assez rare: la fin ne sacrifie pas à un rebondissement de dernière minute ammenant un réel happy end.

Vraiment une trilogie très reussi pour un premier essai. Bravo à l'auteur à qui je pardonne bien volontier les petits défauts signalés ici ou là, son oeuvre est quand même très aboutie à la hauteur (et même supérieure) à bien d'autres.

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Weeks Brent: Le choix des ombres (l'ange de la nuit 2)

le choix des ombres

L'histoire: Le tueur parfait n'a pas de nom, il a plusieurs visages. Kylar Stern a renoncé à sa vie d'assassin. Son maître Durzo et son meilleur ami Logan Gyre, l'héritier du trône, ont trouvé la mort au cours de l'invasion brutale du pays par les armées du Roi-dieu. Kylar part s'installer dans une autre ville, fait de nouvelles rencontres et change de métier. Mais lorsqu'il apprend que Logan est toujours vivant, prisonnier dans une prison infâme où il doit cacher son identité, Kylar est confronté à un terrible dilemme : abandonner la voie des ombres à tout jamais et vivre heureux avec sa petite famille, ou bien replonger dans la violence et mettre à profit ses talents mortels pour sauver son pays et son ami... au risque de tout perdre.

 

Mon avis: Après un premier tome centré sur Azoth (devenu Kylar Stern) et son evolution jusqu'au grand combat final, ce tome va s'interesser à un deuxième personnage: Logan Gyre. En parallèle aux dilemmes de Kylar partagé entre la volonté de changer de vie et son besoin de continuer ses actions de pisse culotte, on suit les tentatives de survie de Logan au fond du trou (au propre comme au figuré). Une evolution en profondeur du personnage de Logan jusqu'ici plutot chevalier sans peur et sans reproche. S'en sortira t'il? Comment? pourra t'il reconquerir le trone dont il a briévement hérité? Retrouvera t'il son éphémere épouse?

Comme le premier tome, celui ci va nous ammener au coté de plusieurs personnages, complexifier un peu plus la situation géo politique de ce monde et se conclure sur un combat spectaculaire.

Tout le monde en sortira t'il vivant?

Pas sur.

On y apprendra aussi des choses sur les morts (qui était exactement Durzo Blint?) et sur d'autres personnages déjà entrevus dans le premier tome et qui ont un role à jouer ici et dans le prochain.

La galerie de personnages s'amplifie, se complexifie, les evenements eux aussi se multiplient et rendent la situation de moins en moins simpliste.

Un excellent deuxième tome qui, mine de rien, nous amene en douceur vers une vision plus précise d'un univers encore inconnu il y a peu.

Seul bémol: Les inspirations de l'auteur sont un peu trop voyantes. Si les "pisse culotte" se contentent de ressembler à des "Ninja" un peu réinventés via la magie, les armer de "tanto" ou de "wakisashi" (il n'a pas osé le Katana) était peut être inutile. Et certains noms de peuples sont un peu difficile à retenir (et surtout à associer à leur pays): j'ai eu beaucoup de mal avec les Sa'ceurai par exemple.

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Weeks Brent: La voie des ombres (l'ange de la nuit 1)

la voie des ombres

L'histoire: Pour Durzo Blint, l'assassinat est un art. Il est l'artiste le plus accompli de la cité. Pour Azoth, survivre est une lutte de tous les instants. Lorsqu'il propose à Durzo d'être son apprenti, sa vie bascule : il change d identité, et découvre un monde d'effroyables dangers et de magies étranges... et va jusqu'à sacrifier ce qui lui est le plus précieux...

 

Mon avis: Vous avez lu "l'assassin du roi" de Robin Hobb? Si oui vous vous dites: tiens un petit air de déjà vu... oui mais juste un air. Si non, pas la peine de vous dire qu'il faudrait l'avoir lu car si le thème est bien celui d'assassins dans un univers de Fantasy matiné d'un peu de magie, les univers et les personnages sont bien différents.

Ce livre est le premier d'une trilogie et à ce titre il sert d'introduction à l'univers et aux personnages. De ce fait l'histoire se concentre sur un nombre limité de personnages et sur une trame assez simple. Tout cela évoluera dans les tomes suivants.

C'est un premier livre pour l'auteur, il y révélera quelques petites faiblesses et imperfections mais il est déjà d'un excellent niveau.

L'histoire est assez bien représentée dans le court résumé donné en quatrième de couverture: Azoth est un misérable gamin des rues orphelin qui pense que devenir un assassin est un moyen de s'en sortir. Il choisi donc le meilleur assassin Durzo Blint et essaye de devenir son apprenti.

Ce premier volume nous contera donc la destinée d'Azoth: atteindra t'il son but? sera t'il capable de faire les sacrifices nécessaires pour devenir un maitre assassin? et s'il y parvient, devra t'il et pourra t'il affronter son maitre et le vaincre?

Comme toujours en Fantasy, débarquer dans un univers différent nous perd un peu, certains termes nous étant alors étrangers et pas toujours expliqués. On comprends très vite que les "pisse culottes" (je ne sais pas si c'est une traduction libre de la VO ou pas) sont des assassins d'élite (Durzo le dit "un assassin a des victimes, un pisse culotte a des cadavreux") qui reussisse toujours leur mission, par contre les arcanes du syndicat du crime régissant en partie la cité (le Sa'Kagué) restent obscurs. On s'y fait même si on a du mal parfois à bien cerner ce qui est évoqué par certaines appelations obscures.

Outre Durzo et son apprenti, quelques personnages sont mis en scène. Logan Gyre, Mamma K... ils sont un peu figurant ici, leur tour viendra plus tard.

L'apprentissage d'Azoth est occulté, pas de techniques d'assassinat ou de grands préceptes. De plus, ici les assassins ont un "Don" qui accentue leurs capacités (augmente leur force, les dissimule).

Mais il n'y a pas trop d'exagération et les missions à accomplir sont suffisamment complexes pour nécessiter tous ces pouvoirs.

Un très bon premier tome qui donne envi de lire la suite.

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Gaborit Mathieu: Les chroniques des féals (intégrale)

feals

 

L'histoire: Il est un endroit légendaire, au cœur de l'Empire de Grif', dont on ne parle qu'à voix basse : la Tour Ecarlate. Un donjon de pierre rouge entouré de crainte et de mystère. Cette tour est la demeure des phéniciers. Ces mages, depuis la nuit des temps, gardent un terrible secret qui s'avérera vital dans la guerre qui s'annonce. Januel est l'un d'eux. Il a été choisi pour faire renaître le phénix de l'empereur, afin de sceller l'alliance des royaumes contre leur ennemi surgi du domaine des morts : la Charogne. Mais c'est un drame qui attend le jeune homme et qui le jette sur les routes, seul face à son destin...

 

Mon avis: Le pari lorsque l'on achète une intégrale c'est d'aimer l'histoire. Si ce n'est pas le cas, on est alors condamné à une longue torture, ou a abandonner sa lecture avant la fin du premier livre...et d'avoir investi à perte dans les suivants. L'avantage par contre, c'est de ne pas attendre la suite si on aime et parfois de poursuivre sur le tome 2 même si le tome 1 est juste "moyen".

Ici l'intégrale m'a permis de poursuivre le tome 2 après un début un peu moyen. Car c'est je pense la difficulté de tout auteur de fantasy voulant créer un univers assez riche: il faut longtemps pour familiariser le lecteur à son univers et pour cela sacrifier l'action à de petites scènes plus classiques permettant de découvrir peu à peu l'environnement, l'histoire et les règles de ce monde original.

Original par contre, le monde des Féals l'est. Original et très riche. Très bien trouvé également: chaque "royaume" est le monde d'un "Féal", une créature mythique comme le griffon ou le phénix, que l'on vénère et utilise. La flamme du phénix peut forger des armes, les grifons servent de monture volantes à leurs cavaliers, les tarasques de vaisseaux vivants dans les mers...

Le héros peut paraitre bien ordinaire au départ: un jeune disciple aux grands potentiels confronté à un défi qui le dépasse mais peut sauver le monde, on a déjà vu ça bien des fois. Il va trouver des compagnons de combat..et là aussi c'est du classique.

Le classique (amitié, amour...) est certes présent, mais bien contrebalancé par quelques rebondissements inatendus. L'histoire progressant, cette trilogie va aussi en parallèle nous décrire le combat entre La Charogne et le monde des vivants, et d'autres "héros" secondaires apparaitront.

Mon seul regret tiens à la briéveté du livre. Une trilogie, c'est déjà bien, mais l'univers est si vaste que j'ai été frustré de ne pas découvrir tous les royaumes et leurs particularités. Et les manigances de coup d'état chez les seigneurs de la Charogne sont un peu courtes.

Alors je ferais à cette trilogie le même compliment et le même reproche que sur "Bohème" de Mathieu Gaborit lu précedemment (voir chronique de ce titre): Très original, surprenant, mais frustrant de ne faire qu'effleurer la richesse de ce monde.

Une bonne saga de fantasy malgré tout, à découvrir.

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Marco John: Le chacal de Nar (Des tyrans et des rois T1)

le chacal de nar

L'histoire:

Pour l’Empereur de Nar, il est son meilleur général. Il mène ses troupes d’élite chez les tribus sauvages de Lucel-Lor afin de soutenir le pouvoir corrompu et factice du Daegog, leur dernier monarque, face à des fanatiques religieux qui veulent le renverser.
Pour Tharn, le chef religieux de Lucel-Lor, il est le « Chacal de Nar », celui qui apporte la destruction et la mort avec son armée bardée de fer et ses machines crachant le feu. Un tyran, qui veut briser la magie, la tradition et les dieux séculiers.
Mais pour lui-même, il n’est qu’un pion dans un jeu qui le dépasse. Le prince Richius Vantran n’est ni un monstre envahisseur, ni un glorieux conquérant. Manipulé contre son gré, engagé dans une guerre mortelle qui s’enlise dans la boue et les tranchées, il ne voit pas d’issues au conflit. S’il l’emporte, il se damne lui-même en défendant une cause qu’il abhorre. S’il échoue, il perdra son titre, ses terres, son royaume et son honneur.
Et lorsque l’amour entre dans le jeu, il n’y a plus ni dieu ni maître… cette fois, le chacal va se battre pour lui !

 

Mon avis: Premier tome d'une trilogie, l'histoire peut se lire de façon unique, la publication intègrale nous ammenant à lire un gros livre mais à parvenir à une fin (provisoire) de l'aventure.

 

Un roman en 3 parties qui m'a donné trois impressions différentes.

 

Première partie: Richius Vatran à la tête des armées de son père (le roi d'Aramoor, pays séparant Lucel-Lor de Nar) résiste vaillament aux armées d'un chef de guerre Triin. Les Triin sont le peuple (humanoïde mais différents des Naréens) de Lucel-Lor dont une faction a adopté la religion Drul et s'est soulevé contre leur dirigeant le Daegog. L'empereur de Nar a répondu à l'appel du Daegog et lui a envoyé les armées d'Arammor pour l'aider dans sa lutte contre les Druls. Toutefois la bataille semble perdue et les derniers survivants menés par Richius se battent vaillemment pour retarder l'ineluctable.....

Cette partie est prenante, les combats très bien évoqués et cela permet une appropriation du contexte politique en même temps qu'une découverte d'un certain nombre de personnages.

Elle se termine avec la fin de la guerre. Excepté la rencontre avec Dyana la jolie Triin dont le vaillant Richius tombe immédiatement amoureux (et qui a pu miraculeusement malgré les périples de son propre voyage préserver sa virginité), j'étais plutot emballé par ce début et un peu refroidi par l'idylle trop belle et pure qui s'annonçait mais ragaillardie par la fin de cet épisode (je ne devoile rien)

 

Deuxième partie: Rentré chez lui Richius doit devenir Roi, rencontrer l'empereur de Nar, s'accomoder de ses manigances et de celles de la cour Naréenne, gérer ses relations avec son ancien ami déçu Dinadin, et se marier.

Impression en demi teinte, surtout concernant ce mariage ou là encore on a l'impression de rebasculer dans le conte de fée quand le jeune roi obnubilé par son amour perdu pour Dyana ne peut coucher avec sa ravissante femme officielle malgré les efforts de celle ci. Puis le voila poussé à regagner Lucel-Lor et on se dit que tout va basculer dans une histoire gentillette et conventionnelle.

 

Troisième partie: Confronté au Lucel-Lor d'après guerre et à ses anciens ennemis (Tharn le chef de la rebellion Drul et Voris le chef de guerre contre qui il se battait férocement) Richius va en venir à douter et à devoir choisir entre Nar et Lucel-Lor.

Et cette troisième partie est très interessante. Dans ces choix que le jeune roi va devoir faire. Dans ses tiraillements sentimentaux et politiques. Dans les morts de certains personnages. Et on retrouve également des séquences de combat toujours très bien contées.

 

Le "happy" end final pourrait etre un rien trop "Happy" même s'il reste raisonnable (il ne sera pas heureux pour tous).

 

Ormis quelques expressions ou mots employés trop modernes (on boit du cognac, Nar a un évéque qui officie dans une eglise....) de ci de là, le recit est agréable à lire.

 

Un bon premier tome à lire pour se faire une idée et -éventuellement- poursuivre l'aventure dans les 2 tomes suivants

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