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Folco Michel: Dieu et nous seuls pouvons

Malgré ce titre, aucune question religieuse dans ce livre. "Dieu et nous seuls pouvons" est la devise des bourreaux, seuls habilités à donner la mort sans que cela soit considéré comme un crime.

L'histoire: Au XVIIème siècle,pour échapper à la galère, Justinien Trouvé devient bourreau officiel du seigneur de Bellerocaille dans le Rouergue. Le jour de sa première exécution, après quelques maladresses , il parvient finalement à briser les os du condamné. Devenu exécuteur des hautes oeuvres, Justinien prendra le nom de Pibrac et  transmettra sa charge à son fils. Ainsi débute la saga des Pibrac, qui deviendront de génération en génération les plus grands bourreaux de tous les temps.


Mon avis: Un roman qui nous relate le destin d'une famille de bourreaux (de père en fils, voire en fille) du haut moyen age aux dernières exécutions sur la guillotine au XXème siècle. Un récit épique, agréable à lire, truffé de mots et d'expressions anciennes mais facilement compréhensibles sans note en bas de page ou lexique à la fin du livre. Une grande érudition sur une profession peu connue et mal considérée, et qui fit naitre beaucoup d'expressions ou de superstitions encore actuelles (ne pas passer sous une echelle, car c'était le condamné qui passait sous l'échelle du gibet, le pain tourné à l'envers sur la table était réservé au bourreau,...etc). Un excellent livre et un très bon auteur qui malheureusement produit peu, très peu, trop peu. Ne pas s'arrêter au thème qui semble violent et morbide (la mort et les bourreaux) car le récit est plein d'humour (si si c'est possible) et bien écrit.

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Demille Nelson : Le deshonneur d'Elisabeth Campbell

Si la question est: "ce n'est pas un film"? la réponse est "oui, avec Travolta comme on le voit sur cette couverture", mais le film est bien l'adaptation (assez fidèle) du roman et pas l'inverse.

L'histoire: Le cadavre d'une jeune femme nue, selon toute vraisemblance victime d'un viol particulièrement sadique, est découvert au beau milieu d'une base militaire.La jeune femme en question, le capitaine Elisabeth Campbell, est la fille du général qui dirige le camp.
C'est à Paul Brenner, membre de la police judiciaire de l'armée, que l'on confie cette délicate affaire. On lui adjoint une spécialiste des viols, Cynthia Sunhill, avec laquelle il a eu dans le passé une liaison mouvementée.
De par ses fonctions, Brenner est investi des pleins pouvoirs. Il peut arrêter qui il veut, sans restriction de grade. 
Au fur et à mesure de la progression de l'enquête, il mesure l'étendue de la corruption sous l'apparat de l'uniforme, et l'étendue du vice sous les apparences d'ordre et de discipline : en réalité, le "code de l'honneur" est perverti sur la base de Fort Hadley et les suspects ne manquent pas.

Mon avis: si on a vu le film, la lecture du roman apporte peu de chose. Sinon, même si Brenner n'a pas le charisme de John Corey (un autre des héros de Demille), la lecture est agréable et la confrontation d'un simple sous-officier enqueteur face aux intérets de l'état major génère un bon suspens.

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Demille Nelson : La vengeance du lion

L'histoire: 15 avril 1986 : les États-Unis lancent un raid contre une base militaire libyenne. Parmi les rares survivants, Asad Khalil, protégé du colonel Khadafi... Depuis, celui qu'on appelle le Lion n'a plus qu'un seul objectif : exécuter l'implacable vengeance d'Allah en éliminant tour à tour les huit hommes qui ont pris part à ce bombardement, et celui qui en a donné l'ordre : l'ancien président des Etats-Unis.
Face à lui, John Corey, ancien inspecteur de la police de New York,  recruté par le corps fédéral antiterroriste (une unité inter-service regroupant des agents de la CIA, du FBI et même de la police et chargée de combattre les attaques terroristes contre les Etats Unis).

Mon avis: Outre l'aventure en elle même (La traque du terroriste), le récit vaut surtout par son humour. Corey (le narateur) n'est pas Jack Bauer (le héros de la cellule anti-terroriste de la série télé "24 heures") mais un flic de New york à l'ancienne: cynique, méfiant envers les autres services et entété. Plutot le genre du Bruce Willis des films "piège de cristal" et ses suites. Toujours le bon mot, au bon moment. On est captivé du début à la fin.
John Corey a vu le jour dans une aventure précédente (où il était encore simple flic): L'ile des fléaux.

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Thilliez Franck : train d'enfer pour Ange rouge

Un auteur français, donc déjà un challenge, car je ne suis pas très fan des romans policiers français (peut être n'ais je pas encore trouvé le bon auteur)

L'histoire: Des victimes retrouvées martyrisés, mortes après avoir enduré des souffrances sophistiquées. L'enquêteur chargé de l'affaire, le commissaire Franck Sharko va orienter ses investigations vers le milieu SM. Parallélement un autre mystère l'obséde: la disparition de sa femme 6 mois auparavant.

Mon avis: Encore un policier français qui ne m'aura pas transporté. Pourtant le thème était bien choisi, bien présenté; le personnage du flic n'est pas trop caricatural. L'intrigue n'est pas trancendante, et j'ai compris qui était le coupable assez vite, restait le récit lui même. Mais le récit justement ne m'a pas accroché. A mon avis un abus de superlatifs dans les phrases alourdi inutilement le style par moment. "mes vertebres se herisserent comme les poils drus d'un chat en rage"  "je m'éjectai de la pièce, glissai le long des murs et des lambris, évoluai comme un souffle intime dans l'âme boisée de la demeure".... à petite (moyenne) dose c'est très bien, mais je trouve que l'auteur les utilise trop souvent et notamment sur des séquences qui ne méritent pas ce traitement mais gagneraient à un style plus synthétique.
En conclusion, je n'ai pas été convaincu, mais sans pouvoir dire que je ne conseille pas le livre. Si vous aimez les policiers français, c'est un livre à essayer. Il a été nominé au prix SNCF du polar 2004 
Quand à moi je vais tenter de lire un autre roman de cet auteur (celui ci étant son premier, peut être les suivants seront ils meilleurs) notamment le suivant La chambre des morts Prix des lecteurs et prix SNCF du polar. J'en parlerai quand ce sera fait

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McNab Andy: Point de mire

L'histoire: Nick Stone, le héros des précédents romans d'Andy Mc Nab, est forcé de faire le choix le plus difficile de sa vie : il doit exécuter la cible qui lui a été désignée, un enfant qu'il a refusé une première fois d'exécuter à Londres, sinon Kelly, la petite orpheline qu'il protège, sera tuée.
Au Panama, où l'action est située, Nick se retrouve au centre d'une conspiration meurtrière, où sont impliqués la guérilla colombienne, le gouvernement américain et la haute finance chinoise

Mon avis: Si je suis toujours fan de Nick Stone, je le suis un peu moins du contexte de ce roman. Le pretexte "politique" à sa mission est un peu léger. Mais pour le reste, on reste dans la vie trépidante et glauque d'un soldat de fortune.Et ici le théatre d'opération est principalement situé dans la Jungle.
A lire si on a aimé les précédents et qu'on souhaite suivre le héros. A ne pas prendre pour une découverte de l'auteur.

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McNab Andy : Traque Sanglante

L'histoire:  Quatrième mission pour Nick Stone : il faut qu'il s'infiltre en Algérie, tue un homme d'affaires spécialisé dans le blanchiment d'argent, et qu'il ramène sa tête tranchée en Occident.
 Sans en savoir plus, Stone pressent que cette exécution a un rapport avec les attentats du 11 septembre. En réalité, sa mission ne fait que commencer.
 De Cannes à Nice, de Beaulieu à Monte-Carlo, Stone est confronté au monde dangereux de la pègre et des trafiquants du sud de la France, où Al-Quaïda cherche désespérément à lever de l'argent en se servant du système bancaire multiséculaire des " hawalla ".

Mon avis: Toujours adepte de Stone et de ses aventures, le petit plus de cette édition est son passage en France. Pour le reste on ne change pas de recette: écriture à la première personne avec de nombreux détails de professionnel qui nous font croire à l'existence de cet agent.

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McNab Andy : Opération Firewall


Histoire: En cette fin d'année 1999, Nick Stone, le héros de Manipulation et d'Ordre de tuer, est un homme toujours aussi malchanceux. Suspendu par le Secret Intelligence Service (SIS ou MI-6) britannique après ses derniers "exploits", il est accablé par les ennuis d'argent et se trouve contraint de louer ses services pour des opérations encore plus douteuses et hasardeuses que celles dont il avait l'habitude (c'est dire!!!).
 C'est ainsi qu'il est conduit à participer, à Helsinki, à l'enlèvement d'un patron de la mafia russe, Valentin Lebed, entreprise qui se soldera par un demi-échec et un authentique bain de sang. Amené à libérer Lebed et à lui sauver ainsi la vie, il se voit proposer par lui un travail très spécial mais somptueusement rétribué:
L'opération, orchestrée par une compagne de Lebed, la très belle et inquiétante Liv, consiste, pour Nick Stone, à recruter - au besoin par la force ou le chantage - un virtuose du piratage électronique, Tom Mancini, et à l'amener en Finlande afin de percer le code d'accès d'un mystérieux système informatique (et travailler avec un amateur ne sera pas facile).
Un système informatique dont Nick ne découvrira la nature et l'importance capitale que lorsqu'il se retrouvera pris entre deux feux dans une impitoyable guerre secrète aux rebondissements imprévisibles.
Entre la Mafia Russe et les services secrets occidentaux, Nick aura du mal à rester en vie.

Mon avis: Troisième rencontre avec Nick Stone pour moi et c'est déjà un héros un peu tragique auquel je m'attache. Même si je comprends qu'en tant que héros récurent il a toute les chances de survivre, je m'attends à présent à chaque page à voir les choses mal tourner pour lui...et j'ai souvent raison.
Toujours du même niveau que les deux livres précédents: écrit à la première personne, très réaliste et cru dans la description des événements et truffé de détails crédibilisant le tout.

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McNab Andy : Ordre de tuer

Second roman d'Andy McNab. Paru en 1999, avant donc le 11 septembre 2001, on y parle d'un attentat majeur sur le sol des Etats Unis dirigé par un certain Oussama Ben Laden.....

Après sa mésaventure aux états unis dans le premier roman, Nick Stone souhaiterais abandonner les services secrets et se consacrer à la petite fille qu'il a sauvé mais qui est victime de ses douloureux souvenirs (toute sa famille abattue). Mais la retraite d'un SAS et quelques primes de missions ne pèsent pas lourd face au coût des traitements de la gamine et Stone doit reprendre du service. De son coté, le SIS (ou MI-6) ne souhaite pas en faire un de leur fonctionnaire. Il leur est bien plus utile en agent free-lance sacrifiable et dont on peut facilement nier tout lien avec eux.
Pas de permis de tuer pour Stone, mais un Ordre de tuer. Et comme d'habitude, rien ne va aller comme prévu.

Mon avis: Déjà fan de Manipulation, les premières aventures de Nick Stone, ce nouvel opus n'a fait que renforcer mon opinion positive. Toujours écrit à la première personne, toujours truffé de petits détails réalistes tirés de l'expérience de l'auteur dans les commandos anglais, toujours une vie de sueur et de désilusion pour ce pauvre Stone.
Un deuxième roman à la hauteur du premier.

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McNab Andy : Manipulations

L'histoire: Ancien du "Régiment", le Special Air Service  (SAS) de l'Armée Britannique, Nick Stone est devenu agent freelance du MI6, les célèbres services secrets britanniques (appelés aussi SIS, le service qui emploi le fameux James Bond). Chargé de prendre en filature deux collecteurs de fonds de l'IRA jusqu'à Washington, il apprend, une fois arrivé aux États-Unis, que sa mission est annulée. Avant de repartir, Stone rend visite à un ami agent de la DEA (Drug Enforcement Agency, l'Agence Américaine de lutte contre le narco-traffic ) Kev Brown qu'il découvre assassiné avec sa femme et sa fille aînée. Il repart avec Kelly, sept ans, l'unique survivante, mais les choses se gâtent : Le MI6 le lache ("si vous etes capturé ou tué nous nierons avoir eu connaissance de vos agissements...c'est l'intérêt des agents free lance non officiellement membre du service), la police le suspecte d'être l'assassin et les véritables tueurs tentent de l'abattre. Comprenant qu'il est victime d'une machination, Stone fuit avec Kelly et 500 dollars en poche. Seul contre tous, il va devoir survivre, découvrir ce qui se trame et gérer le traumatisme d'une enfant de 7 ans. 

Mon avis: L'auteur est lui même un ancien soldat, sergent dans la SAS, fait prisonnier lors de la première guerre du Golfe à l'issue d'une opération ratée des commandos anglais en Irak pour repérer des lanceurs de SCUD (il racontera l'histoire dans un livre "Bravo Two Zero"). De son expérience au SAS, dans les opérations purement militaires et sans doute d'autres pour le compte des services secrets et en Irlande, McNab tire une description très réaliste des actes de son héros. On n'est pas dans un film où tout sourit au héros, ou tout est facile. Stone transpire sous l'effet de la peur et de l'adrénaline, est handicapé par ses blessures, a besoin d'uriner et de déféquer (eh oui, parfois ce n'est pas facile suivant la situation, mais james Bond n'a j'amais ce genre de problème)
On est dans l'action quasiement du début à la fin. On est accroché, on suit Stone pas à pas dans sa difficile enquête et on a l'impression de découvrir enfin la vraie vie un peu glauque de ces espions si souvents montrés de façon édulcorée.
Pour moi la première rencontre avec un auteur et son héros qui m'a beaucoup plus et que j'ai poursuivi avec grand plaisir.

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Littell Robert : La Compagnie (le grand roman de la CIA)

La "Compagnie", c'est ainsi que l'on désigne la Central Intelligence Agency- La CIA, les services d'espionnage extérieurs américains. (Le Fédéral Burau of Investigation,-le FBI, police fédérale et contre-espionnage intérieur; étant lui désigné familièrement comme "le Bureau")

Robert Littell (le père de jonathan Littell auteur des controversées Bienveillantes, pour ceux qui auraient lu le fils sans entendre parler du père) ancien journaliste devenu auteur de romans d'espionnage très bien documentés depuis des dizaines d'années, écrit là un pavé reprenant les événements marquant de l'histoire de la CIA.


Sous forme de fiction, il nous livre une analyse des faits historiques par le coté obscur des espions et les manoeuvres politiques des Russes et des Américains au temps de la guerre froide.

Après une brève introduction se déroulant à Rome en 1978,  nousretournons à Berlin en 1950 où nous faisons connaissance d'unmaitre espion désabusé et alcoolique surnommé "le sorcier" et surtout de sa jeune recrue Jack McAuliffe. On commence également à cotoyer "Maman", un autre cadre de la compagnie chargé du contre-espionnage, et donc de trouver les taupes et les traitres dans l'Agence.
En fait, Jack est un des membres de l'équipe d'aviron de Yale devenu agent de la CIA à la fin de sa scolarité. Il y avait pour collégue et ami Léo Kritzky,lui aussi embauché mais comme assistant par Willian Colby à Washington et Evgueni Alexandrovitch Tsipine, russe fils de diplomate, qui rentré en russie apprendra que son père était aussi un espion du KGB et sera envoyé aux états unis pour servir de contact à une mystérieuse taupe que les Russes ont au sein de la CIA.
 Au travers du destin de ces jeunes gens (et d'autres), nous suivons à la fois les plus célèbres opérations de la Compagnie de 1950 à 1991:  l'insurection avortée de Budapest en 1956, le débarquement calamiteux de la baie des cochons en 1961, le traumatisme de la trahison de l'anglais Philby passé à l'est, les opérations en afghanistan contre les Russes (avec l'apparition de Massoud et de Ben Laden..un allié bienvenu alors!!) en 1983 et le putch contre gorbatchev en 1991 qu'Eltsine fit avorter.
Intéressant de revoir ces événements avec cet éclairage!!!
Parallélement, on suit aussi la traque de la taupe par "Maman" et on est surpris lorsque l'on connait son identité à la fin.

Alors, attention, c'est long à lire 1222 pages en version poche. Il y a peu "d'action", c'est plutot un roman à la john le Carré avec manoeuvres politiques, que combat de rue (même si le pauvre McAuliffe, agent de terrain n'a pas toujours la vie facile à Budapest ou dans la Baie des cochons). Mais il y a du suspens du début à la fin (qui est la Taupe? Evgueni, le contact de la taupe se fera t'il prendre? ) et des "révélations" sur ce que l'on ne sait pas toujours lors des grands moments de notre histoire moderne.

Personnellement j'ai bien aimé.

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