Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Martin Georges R.R.: Le trône de fer

trone de fer 1

L'histoire: Comme la plupart des récits de fantasy, le Trône de fer est une histoire pleine de bruit et de fureur, où s'expriment la passion absolue du pouvoir et ses corollaires : le mensonge, la trahison et, au final, la violence et le meurtre. Dans ce monde médiéval, un mur gigantesque sépare le nord du royaume des terres aux forêts anormalement glaciales, hantées, selon les vieilles légendes, de loups-garous et de créatures fantomatiques. Mais le roi Robert a d'autres motifs d'inquiétude : des désertions minent sa légendaire Garde de nuit, victime d'embuscades, et on conspire contre lui. le duc Stark, son fidèle allié, va donc devoir quitter ses terres pour rejoindre la Cour. Car derrière les grands mots d'honneur et de loyauté, des complots se nouent…

 

Mon avis: Premier volume d'un cycle qui s'annonce long...très long. D'une part parce que chaque tome original est tronçonné en 3 pour se publication française, d'autre part car l'auteur a pris pour inspiration la saga des rois maudits et donc une histoire de lignées royales longue et complexe.

Le coté fantasy est assez peu marqué: juste une évocation de "l'autre coté du mur" un gigantesque mur de glace érigé pour protéger le royaume et gardé par la "Garde de nuit" régiment d'élite autrefois composé de nobles volontaires mais aujourd'hui réduite et devant se contenter de recrues plus suspectes venues là pour échapper à des condamnations, une sorte de légion étrangère. Derrière ce Mur,au nord du royaume, rodent de mystérieux morts-vivants. Les dragons autrefois présents ont disparus avec l'ancien tyran du royaume qui siégeait sur le fameux et inconfortable "trone de fer" du titre français (en VO: a game of throne c'est à dire un jeu de pouvoir autour du trone, ce qui résume mieux le pitch de ces romans: à la mort du roi, une guerre de succession va se déclencher). Quand aux  loups-garou, il ne s'agit pas de créatures magiques, mais de simples loups (le traducteur a bien traduit le "werewolf" original en "loup-garou", mais il s'agit en fait d'une ancienne espèce de loup "prehistorique" plus grands que les loups d'aujourd'hui, mais pas les métamorphes auxquels ce nom fait penser). toutefois, certains de ces loups vont se montrer attachants et avoir leur rôle dans la suite de l'histoire.

Déjà des drames se jouent, des intrigues se nouent.

Un début assez "facile" au regard de la suite, le nombre de personnages restant raisonnable. Une lecture qui sera longue, parfois un peu ardue mais passionnante.

Voir les commentaires

Lehane Dennis: Un dernier verre avant la guerre

dernier verre

L'histoire:  Amis d'enfance, Patrick Kenzie et Angie Gennaro sont devenus détectives privés à Boston. Ils sont engagés par le politicien Mulkern pour retrouver Jenna Angeline, la femme de ménage noire du sénateur Paulson. À la veille du vote au Sénat d'une importante loi contre le terrorisme de rue, elle s'est enfuie avec des documents confidentiels. Rapidement, le duo de détectives découvre que ce ne sont pas des documents qui ont été volés, mais des photos accablantes pour le sénateur. Leur enquête, qui se déroule dans un climat d'extrême violence, déclenche une guerre entre les gangs de rue – constitués d'adolescents noirs – qui s'entretuent pour s'emparer du marché du crack.

 

Mon avis: Premier volume d'une série mettant en scène un duo d'enquêteurs: Patrick Kenzie et Angela Gennaro. Des "privés" avec pas mal de failles et des sentiments mutuels assez compliqués. Comme toujours chez Lehane, autour de l'histoire elle même il y a une description d'un univers, celui des classes populaires urbaines de Boston.

Enfin, ne vous méprenez pas, la guerre dont il est question dans le titre est la guerre des gangs qui couve, pas un conflit militaire  (l'histoire se déroule dans les années 90).

Outre les descriptions sociales voire sociétales, Lehane conte une véritable enquête de roman "de privé" avec des personnages, des situations et des dialogues dignes des meilleurs classiques.

Un excellent début qui m'a donné envie de suivre les héros vers la suite de leurs aventures.

Voir les commentaires

YOKOMIZO Seishi: La ritournelle du démon

ritournelle du demon

 

L'histoire: A Onikobe, au mois d'Août, c'est la fête des morts, avec son cortège de rites et de cérémonies.

Un meurtre fait surgir les fantômes du passé, les légendes et les rivalités ancestrales. On reparle alors d'un crime qui n'a jamais été élucidé et l'on a tort de ne pas préter attention aux histoires de Ioko Yura et de l'interrompre quand elle se met à chanter cette comptine que les petites filles de son village fredonnaient en jouant à la balle. Lorsqu'elle retrouvera son jeu d'enfant devant les villageois médusés, il sera trop tard: deux autres crimes réalisés en tous points comme dans le ritournelle auront plongé le village dans l'horreur et la stupéfaction...

Kindaïchi dénouera un à un les fils de cet écheveau compliqué enfoui dans la mémoire du village, les croyances locales, les rancoeurs et les superstitions.

 

Mon avis: Ce roman est une sorte d'Agatha Christie japonais. Kindaichi, c'est un Hercule Poirot Nippon.

Le hasard fait que le célèbre détective Kösuke Kindaichi parte en vacance dans ce village isolé en Juillet 1955. Le village qui a connu une affaire bien mystèrieuse en 1931, affaire restée partiellement résolue. Et à cette période de nouveaux meurtres vont venir semer le trouble dans la communauté. Persuadé que les deux affaires sont liées malgré les 25 années d'écart, Kindaichi va les résoudre.

Le style, l'époque, rappellent bien les romans d'Aghatha Christie. Les mystères du village où se mèlent histoires d'argent, d'adultère, d'honneur, sont eux aussi de parfaits reflets des affaires britanniques que doit résoudre Hercule Poirot.

Quand à l'affaire qui agite Onikobe, elle est savamment élaborée avec une comptine enfantine moins innocente qu'il y parait.

Mon problème aura été le trop grand nombre de personnages et leurs liens familiaux (il y a ceux de 1931, ceux de 1955 et les mariages entre les différentes familles) qui sont difficile à retenir et identifier pour un lecteur (comme moi) peu habitué aux patronymes japonais. Cela m'a rendu la lecture plus difficile et j'ai eu plus de mal à m'imerger dans l'histoire que j'aurais sans doute pu le faire avec un roman français ou anglo-saxon. Cela n'enlève toutefois rien à la qualité de ce livre.

Si vous aimez les enigmes classiques ("dans le style de" Agatha Christie), essayez, cela devrait vous plaire.

Si vous êtes plus thriller ou polar, avec action ou heros tourmentés n'essayez même pas, vous perdriez votre temps et votre argent. 

 

Voir les commentaires

Johnson Sylvain: Le tueur des rails

tueur des rails

Reçu dans le cadre d'un partenariat via le site Blog-O-Book

 

L'histoire:

L’histoire d’un improbable couple : un jeune homme ayant grandi avec la culpabilité de la disparition de son frère cadet et une jeune femme troublée par la mort de sa mère alors qu’elle n’était qu’une gamine. Ils seront réunis pour accomplir la même mission : la capture du Tueur des rails, un psychopathe qui pourrait fort bien être la source de tous leurs maux.

Le Tueur des rails les obligera à unir leurs forces, parce qu’ils veulent savoir la vérité, parce qu’ils veulent comprendre. Mais qu’y a-t-il à comprendre dans les agissements d’un monstre ? Et tout bien considéré, est-il vraiment un monstre ? Ou est-il plutôt lui-même la victime d’un monde cruel ? Son histoire est liée à une maladie millénaire trouvant son origine dans l’Égypte des pharaons et refaisant surface pendant la Seconde Guerre mondiale par la faute de scientifiques du régime nazi.

 

Mon avis: L'histoire est originale et bien pensée dans sa construction. Si prendre comme héros une victime psychologiquement fragilisée par l'assassinat de sa mère (Lilly) n'est pas une première; le choix de l'autre victime (Thomas) lui plus gravement atteind et devenu un être totalement psychotique (violent, alcoolique et violeur) est à mon avis plus novateur et risqué car le lecteur aura plus de mal à s'y attacher.

Le récit de la génése du teur des rails est elle peut être classique (comme tous les tueurs en série, des traumatismes de l'enfance en sont la cause) mais je pense unique et instructive (sur la maladie "millénaire" assez connue mais dont j'ignorais l'origine).

Le vocabulaire est riche, voire recherché et pourtant...

Pourtant j'ai eu beaucoup de mal à accrocher vraiment, ormis la conclusion très bien faite, inatendue.

Pourquoi?

Par rapport au style je pense: peu de dialogue dans le début entre Lilly et Thomas, uniquement du texte descriptif qui n'aide pas à rentrer dans une histoire (on est plus proche d'une étude de cas clinique ou un reportage, pas d'une histoire romancée). Ensuite un long monologue du tueur relatant sa génèse, et là le style très "litéraire" est de fait un peu artificiel pour un monologue (qui utilise ces tournures de phrases en parlant? même les gens de lettre ne doivent pas autant soigner leur langage en décrivant leur vie) et une description trop analytique, trop "extérieure" au personnage. On ne croit pas qu'un homme s'auto-analyse avec autant de recul (d'autant plus si cet homme est censé être un teur en série psychopathe sans instruction).

Enfin, l'auteur est Québecois je crois (en tout cas le livre est édité au Québec) ce qui l'ammène à utiliser des mots ou des expressions désuètes (mais en "bon" français) de nos jours (d'aucuns diront malheureusement car les mots sont justes) ou inconnues; ce qui surprends le lecteur français et donc casse un peu le rythme du roman

Une impression en demi-teinte donc, mais je crois qu'il s'agit d'un début pour cet auteur et j'espère qu'il ne s'agit là que d'erreurs de débutant (je lui souhaite).

Voir les commentaires

Gemmel David: Rénégats

 

L'histoire: Il était une fois les Chevaliers de la Gabala, légendaires protecteurs des neuf duchés. Leurs cœurs étaient purs; leurs armures brillaient d'un éclat incomparable. Ils étaient plus grands que des hommes, plus puissants que des princes. Pour combattre les forces des ténèbres, ils ont accepté de franchir un mystérieux portail. Ils ne sont jamais revenus.
Depuis, le meurtre et la magie noire ont envahi les duchés. Les rumeurs courent: le Roi a été envoûté et son âme est morte. Et face au danger, le seul espoir est entre les mains d'une poignée de mercenaires, voleurs ou artisans, renégats sans attaches et sans foi ni loi...

 

Mon avis: Un excellent Gemmel.

 Comme d'habitude avec cet auteur, c'est du héros grand fort et viril, mais l'histoire est bien construite et le "pitch" est accrocheur: comme les gentils chevaliers du royaume ont disparu, qui va le défendre?

Il faudra peut etre se contenter d'une bande de renégats!!!

Alors où et comment ont ils disparus? quel danger menace le royaume? et comment en venir à bout? Pour le savoir il faudra lire ce livre (le révéler gacherait votre plaisir).

Les personnages ne sont pas stéréotypés, il y a des surprises, des situations originales (l'armure impossible à oter par exemple). Le destin de 9chevaliers, les chevaliers de la table ronde vus par Gemmel? pourquoi pas.

Voir les commentaires

Eisler Barry: Tokyo Blues

eisler 2

L'histoire: Tokyo. Sa nuit, ses néons, ses bars à hôtesses et ses quartiers traditionnels qui résistent si péniblement à l'appétit insatiable d'une société corrompue. Pour un tueur à gages comme John Rain, contraint à la solitude, la ville est souvent sa seule amie. Malgré cet attachement, la prudence lui impose de disparaître : un dernier contrat, et cap sur le Brésil. Mais le passé resurgit toujours quand on veut s'en défaire le plus : Tatsu, ennemi d'hier devenu un ami, Harry, hacker ensorcelé par une fille trop belle pour lui, Midori, jolie pianiste en quête de vérité, et, bien sûr, la CIA et la mafia japonaise semblent s'être concertés pour obliger John à différer sa retraite. Pas question de partir avant l'exécution d'une dernière mission. Il va devoir affronter Murakami, un tueur particulièrement pervers, ainsi qu'un adversaire jusqu'alors inconnu : la peur...

 

Mon avis: la suite des aventures de John Rain.

Si vous avez aimé le premier (la chute de John R) vous aimerez cette suite. Equivalente en terme d'action de suspens de réalisme, elle apporte d'autres détails sur le héros et enrichi la galerie de personnages gravitant autour de lui. Et toujours cette fatalité qui s'acharne sur lui: il veut partir mais les "formalités" avant de partir se passent moins bien que prévu. Et toujours cette immersion dans la vie d'un homme vivant sans cesse dans un univers violent et dangereux, avec sa paranoïa vitale..

Toujours du grand art.

Voir les commentaires

Eisler Barry: la chute de John R

eisler 1

 

L'histoire: A Tokyo, John Rain est tueur à gages. Mi-américain, mi japonais, ancien du Vietnam et ex-membre de la CIA, il a fait table rase de son passé pour se fondre dans la foule japonaise et " opérer " en toute tranquillité. Ses principes agir seul, ne jamais s'en prendre aux femmes et ignorer l'identité de ses commanditaires. Sa prochaine cible : un fonctionnaire du gouvernement. Mais John Rain est loin de se douter qu'avec ce contrat, son univers va basculer : il croise la route de Midori, une jeune pianiste de jazz pleine de charme et d'avenir... Dans le tumulte de la capitale nippone dominée par la corruption, ses ruelles bondées, ses bars enfumés, dans ses night-clubs envoûtants, John Rain va devoir affronter tous les fantômes qui le hantaient et qu'il croyait disparus à Jamais...

 

Mon avis: Excellent

J'ai un parti pris positif bien sur: je m'interesse au Japon et je suis fan de romans avec ce type de personnage.

Mais malgrès tout il y a vraiment tout pour plaire au plus grand nombre: un personnage principal original (métis, pris entre ses anciens patrons de la CIA et du gouvernement japonais et ses nouvelles obligations de tueur à gage) des situations traitées avec réalisme (l'auteur est un ancien employé de la CIA qui a vécu au Japon, un récit bien construit qui tient en haleine...

Une réussite dans ce genre de roman.

Ce premier contact avec John Rain est un excellent contact.

Et pour le fun le titre en VO: Rain Fall (la chute de john R comme le dit le titre français mais aussi la chute de la pluie)

Voir les commentaires

McCammon Robert: L'heure du loup

heure du loup

L'histoire: Michael Gallatin est un as de l'espionnage, un séducteur, mais surtout un loup-garou.
Capable de se transformer à la vitesse de l'éclair, de tuer silencieusement et avec une incroyable férocité, il a déjà donné un aperçu de ses talents en Afrique contre Rommel. Il doit maintenant s'acquitter de la plus dangereuse et de la plus délicate des missions : découvrir qui se cache derrière l'opération « Poing d'Acier », le mieux gardé des plans secrets nazis.

 

Mon avis: Tout ce que j'aime: une ambiance un peu "à l'ancienne" où se mélent des nazis, du surnaturel, de l'espionnage... A l'instar de la série du Nécroscope de Lumley ou de Hellboy (les films ou les BD) , ici McCammon nous plonge dans un récit mi "réaliste" (un espion durant la seconde guerre mondiale) mi fantastique (l'espion en question étant un loup garou). Et outre la mission actuelle de Gallatin nous découvrons ses origines et la vie de la "communauté" lycanthrope. Comme Lumley qui revisite le mythe des vampires, McCammon réussi lui aussi son approche des loup-garou

Un livre plaisant bien écrit avec un talent de conteur indéniable.

Voir les commentaires

Lumley Brian: Les Origines (nécroscope 3)

necroscope 3

 

L'histoire: Au-delà de la mort ? La damnation éternelle !
Les montagnes de l'Oural en Russie dissimulent une porte surnaturelle. Des scientifiques soviétiques et des experts, dans une base militaire secrète, étudient la porte et les créatures maléfiques qui en surgissent dans l'intention d'exterminer l'humanité.
Quand Jazz Simmons, un agent britannique chargé d'infiltrer cette base, est capturé par l'ESPionnage du KGB et contraint de franchir la porte, son dernier message avertit Harry Keogh, le Nécroscope, que les vampires se préparent à une invasion massive.
Harry n'a pas le choix : il doit frapper le premier et porter la guerre des humains contre les vampires sur les propres terres de ces derniers. Mais son don spécial sera inutile là-bas : à quoi bon appeler à l'aide les morts, dans un monde où rien ne meurt jamais, où hommes, femmes et enfants deviennent les serviteurs morts-vivants des Wamphyri ?

 

Mon avis: Une troisième fois, Lumley change de récit. Et comme dans le deuxième tome, Harry Keogh n'est pas le principal sujet du livre, il n'apparait d'ailleurs que dans la deuxième partie. On débute avec l'agent Simmons infiltré en Oural qui va découvrir la porte ouverte sur le monde d'origine des Vamphyris; puis le roman prends des allures de roman d'aventure à l'ancienne comme "le monde perdu" quand Simmons est envoyé sur ce monde nouveau et dangereux qu'il va devoir découvrir et comprendre. Enfin, Harry viendra le chercher et sera confronté à quelques surprises.

Ce roman peut surprendre les fans des deux premiers. Le récit comme je l'ai dit précédemment fait parfois penser aux vieux récits d'aventure alors que les précédents étaient davantage vieux romans d'espionnage matiné de fantastique ou carrément vieux roman d'horreur. Le préfixe "vieux" n'étant pas péjoratif car si les récits rappellent d'anciens romans (plutot années 60/70) ils sont néammoins bien écrits et innovants.

Toutefois, pour les lecteurs accrochés par l'univers "vamphyri", on découvre ici leurs origines et leur mode de vie dans leur monde natal, ce qui en fait une bonne suite des deux premiers.

Pour ma part je l'ai apprécié et je reste admiratif sur la capacité de l'auteur à se renouveller en gardant des personnages et des créatures récurentes d'un roman à l'autre. Que réserve la suite? j'espère le découvrir rapidement (ayant du attendre de nombreuses années entre les trois premiers tomes)

Voir les commentaires

GEMMEL David: LEGENDE

legende

L'histoire: Ulric est le chef de guerre qui a su pour la première fois rassembler les sauvages tribus nadirs sous un même étendard. Il poursuit avec son immense armée l'implacable extension de son nouvel empire. Druss, guerrier vétéran, est une légende, il a été de toutes les campagnes au temps de son âge d'or. Aujourd'hui au terme de sa vie, il reprend une dernière fois les armes pour sauver l'honneur de sa patrie.

La rencontre de ces deux héros de l'Histoire, passée et à venir, à Dros Delnoch, forteresse mythique jamais tombée, va bouleverser la vie et la destinée de milliers d'hommes.

 

Mon avis: Vous avez aimé "Fort Alamo" ? voir une poignée d'hommes inférieurs en nombre tenir désespéremment une forteresse face à l'immense armée Mexicaine? Des hommes ordinaires qui transcendent leur condition et se battent aux cotés de "légendes" que sont Davy Crockett et Le Colonel Bowie...

Légende c'est cela transposé dans un univers de Fantasy. L'armée Nadir fonce sur l'empire Drenaï qui après trop de paix a demantelé son armée. Seule la forteresse de Dros Delnoch se dresse sur leur passage. Celui qui la dirige est mourant et fait appel à sonvieux frère d'arme Druss -devenu une légende vivante lors d'une bataille passée. Mais si Druss accepte, il est vieillissant lui aussi, moins fort qu'autrefois et surtout les paysans armés qui doivent tenir la forteresse sont trop peu et pas entrainés.

Qu'importe comme dans tous les romans de Gemmel, chacun va se battre courageusement, voire héroïquement.

Le livre ne se contente pas de décrire la bataille, il y a la préparation, les ruses employées pour faire face au déferlement des Nadir. Il y a aussi quelques luttes de pouvoir, des traitrises et un soupçon de magie.

Globalement un grand roman épique.

Quelques petits bémols: l'utilisation de termes un peu trop contemporains qui font tache dans un univers "médieval" (quand on explique que "les atomes..." par exemple, je doute que la science de l'infiniement petit soit très développé dans ces temps là); et une fin dont le dernier "happy end" etait inutile à mon sens.

Toutefois, c'est épique, facile à lire, plein de combats et de prouesses, voire d'émotion lors des inévitables pertes de bien des personnages.

Voir les commentaires

<< < 10 20 30 31 32 33 34 35 36 37 38 > >>