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Kerr Philip: La pâle figure

  pale figure

L'histoire: Septembre 1938. Tandis que la ville croule sous la chaleur, les Berlinois attendent avec anxiété l'issue de la conférence de Munich. Engagé par une riche veuve pour retrouver l'individu qui la fait chanter, le détective privé Bernhard Gunther se trouve plongé, lui, dans les méandres de la médecine psychiatrique moderne... avant de se voir contraint par Heydrich de prendre les rênes d'une enquête bien particulière : retrouver le tueur en série qui hante les rues de Berlin depuis quelques semaines, s'attaquant à des adolescentes. Mais s'il obtient le privilège d'être nommé « Komissar », Bernie est encore loin d'imaginer que son investigation le mènera au plus profond des coulisses du pouvoir nazi... là où même lui, le cynique que rien n'étonne, se laissera surprendre par « le criminel à la pâle figure »... Après le Prix du Roman d'Aventures 1993 et Le Masque de l'Année 1994, Kerr nous éblouit et nous terrifie une fois de plus avec son détective privé dans les affres du IIIe Reich.

Mon avis: Suite des aventures de Bernie Gunther qui cette fois revient dans les rangs de laKripo (police criminelle) qu'il avait quitté quelques années plus tôt. L'ombre de la jeune femme disparue dans le premier volume de ses aventures plane aussi sur cette enquête, ce qui est un habile lien bien exploité par l'auteur sans qu'il soit besoin d'avoir lu "l'été de cristal" pour comprendre cette deuxième enquête.

Si le précédent titre avait eu son titre original ("les violettes de Mars") traduit (trahi) par "l'été de cristal", celui ci a gardé une traduction fidèle du titre anglais même si c'est ici que la célèbre nuit de cristal concluera l'aventure (je ne spoile pas: c'est un événement historique). Et là encore l'auteur a su relier son roman à l'histoire et nous donner une explication personnelle de ce sinistre événement qui, si elle n'est pas attestée histriquement se révèle tout à fait plausible, ce qui démontre le talent de Philip Kerr dans l'exercice.

Tout comme dans le précédent volume, Bernie saura jouer son role de cynique insoumi, même en revenant dans le système; il aura à composer avec la politique et les personalités nazis du premier plan, et il sera aussi confronté à de sulfureuses femmes fatales.

Une suite à la hauteur du premier volume, toujours passionnante et prenante.

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