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Deaver Jeffery: Carte blanche (007)

Deaver Jeffery: Carte blanche (007)

L'histoire: James Bond a été recruté par une nouvelle agence. Créée dans le monde globalisé de l'après 11 septembre, cette agence indépendante du MI5 et MI6 a pour but de protéger le Royaume-Uni, par tous les moyens. Alors qu'il est en train de dîner avec une charmante créature, 007 reçoit un appel d'urgence. Le centre d'interception des télécommunications vient de décrypter un message au sujet d'un attentat, programmé dans la semaine à venir, qui pourrait faire des milliers de victimes et menacer les intérêts de la Couronne. James Bond doit impérativement déjouer ces plans diaboliques. Et pour ce faire il a " Carte blanche ".

 

Mon avis: Contrairement à ce que pourrait laisser penser le début du résumé: James Bond n'a pas été recruté par une nouvelle agence...(et ainsi débauché de son ancien travail), non, l'auteur a simplement réécrit un 007 transposé à notre époque, et dans ce nouvel univers Bond n'est pas un ancien militaire issu de la guerre (comme son créateur original) mais un ancien soldat vétéran de l'afghanistan recruté par une agence d'espionnage post 11 septembre.

Alors, Deaver n'est pas Fleming et reprendre un personnage est toujours un exercice plurtot risqué. D'autant que la transposition de Bond au cinéma l'a pas mal abimé (même si les derniers opus avec Daniel Craig reviennent vers le personnage d'origine). Mais le résultat est bon, infiniement meilleur que toutes les tentatives précédentes que j'ai (malheureusement) pu lire. J'aime bien lire Deaver sur ses propres oeuvres, je n'ai donc pas été déçu par son style et je pense qu'il a su parsemer son livre de référence au Bond de Fleming qui parleront aux lecteurs des romans d'origine sans embêter les néophites.

Il n'y a pas de dérive dans la surenchère bondienne du cinéma (des méchants mégalomanes stupides armés de gadgets improbables, un héros lui même équipé de gadgets improbables, tombant les filles d'un regard et conduisant de somptueux bolides). Bond est présenté comme un espion doué mais utilisant principalement des techniques classiques d'espionnage et d'infiltration. Il ne sacrifie même pas à la traditionnelle love story finale...

Un exercice difficile que je qualifie de réussi sans réserves (eu égard aux diffcultés de l'épreuve je pense qu Deaver s'en est très bien sorti).

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