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Greener Stephan: Le Hold-up des silencieux

le hold up des silencieux

L'histoire :

«Voyez le bon côté des choses, tout le monde a un prix.»

Secret, indiscret, impertinent, séduisant, réactif, instinctif. Efficace. Joshua Gallagher est l'homme de la situation. Le monde des affaires l'appelle à la rescousse quand il faut flirter avec la ligne jaune... voire la franchir.
Cette fois, c'est Christopher Oscada, fondateur d'un des plus importants groupes de communication qui a besoin de lui.
Car, alors que toutes les places financières sont à la baisse, l'action du groupe Osworldwide est la cible d'achats réguliers et anormalement élevés.
Oscada est très loin d'imaginer ce qui est orchestré au sein même de son groupe. Et, pour résoudre cette affaire, Joshua Gallagher devra peut-être se montrer plus retors que ceux qui font appel à ses services. Pour devenir, en période de crise et grâce à des méthodes plutôt musclées et peu conventionnelles, un spécialiste du renseignement économique unique en son genre...

Mon avis: Cet auteur fut un des participant de la foire du livre de Brive 2011 et comme à mon habitude, j'ai profité de sa présence pour obtenir une dédicace et me pencher sur son travail pour élargir ma liste de bons auteurs éventuels.

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire et à ce que le thème du roman pourrait laisser supposer, l'auteur est bien un français.

Pour lui, son héros serait un James Bond moderne "de notre génération".

Lecteur de l'oeuvre de Flemming (et même fan du 007 original) mais aussi de romans plus modernes et techniques comme ceux de Tom Clancy, c'est avec un bon a-priori que je me suis lancé dans cette lecture (mettant de coté mes trop nombreuses désilusions sur les auteurs français de thriller/polars/romans d'espionnage).

 

Las, James Bond est loin, très loin de Gallagher.

 

Attention, je ne veux pas dire que ce roman est raté. Le style n'est pas désagréable, les personnages pas inintéressants. Peut être reprochera t'on un ton trop "moderne" au sens ou les descriptions peuvent se résumer en citant des marques (un peu comme ces pubs parsement les films de 007): on consulte son iphone et on écoute son ipod, on s'habille en Dior ou Dunhill, ..etc. Ce n'est pas interdit mais ici il y en a peut etre un peu trop. C'est "moderne" (pour qui connait toutes les références) mais ça fera vite "daté".

Coté construction c'est classique mais efficace: un début en fanfare le jour J laissant le héros sur un cliffhanger intenable (va t'il mourrir?) et hop on repart à j-30. Ensuite chaque chapitre nous jouera le compte à rebours en nous comptant les événements qui ont ammené Gallagher au seuil du trépas.

Chaque chapitre débutera aussi avec un flash sur les actualités boursières et notamment sur l'évolution des marchés autour de l'action Osworlwide.

Ici ce roman peut être comparé à du Clancy -par exemple- car il nous emmene dans les univers techniques des marchés boursiers (techniques et parfois un peu obscurs). Le coté "Bond" étant à prendre sur le coté "espionnage" économique (enfin je suppose).

Pourtant je n'ai pas vraiment accroché. Le style d'écriture m'a plus. (première personne la plupart du temps, raconté par Gallagher; troisième personne ponctuellement) La description des opérations boursière (OPA, prises de contrôle, manipulation des marchés) m'a interessé surtout en cette période de bouleversements economico-financiers. Mais le coté enquête, espionnage ne m'a pas du tout suffit. Quand à Gallagher, son personnage reste un peu light à mes yeux. Par contre l'auteur l'a entouré d'autres personnages potentiellements interessants (Syvie Mercier sa "patronne" ou David, le "moto-taxi").