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Demille Nelson: L'île des fléaux

 

ile des fleaux

L'histoire: John Corey, détective de la police de New York, se remet d'une mauvaise blessure dans la maison de son oncle, une grande demeure victorienne du sud de Long Island où il a passé tous les étés de son enfance. Il profite de cette convalescence forcée pour observer, avec une ironie élégante et cette sorte de nonchalance désabusée caractéristique de ceux qui côtoient quotidiennement la mort, la comédie humaine de la haute société new-yorkaise sûre de sa bonne fortune et de ses privilèges.

Mais ce petit jeu est bien vite interrompu par un double meurtre : deux jeunes scientifiques sont retrouvés morts sur leur terrasse, tués d'une balle dans la tête tirée à bout portant. Corey avait sympathisé avec ce couple de chercheurs, promis à un avenir brillant sur Plum Island, île mystérieuse située au large de Long Island qui a abrité (réellement) un laboratoire spécialisé dans les maladies animales. La rumeur veut qu'on y crée aussi des armes bactériologiques.

Le FBI et la CIA se joignent donc à l'enquête, de même qu'une ravissante jeune détective de la police du comté.
La version officielle du meurtre établie par ces hautes instances (le vol d'un hypothétique virus pour le compte d'un laboratoire privé ou d'une puissance étrangère) ne convainc pas Corey. Contre le FBI, la CIA et la police locale, il se lance donc dans une enquête parallèle, dangereuse et effrénée.

 

Mon avis: Ce roman est le premier mettant en scène John Corey que j'ai découvert dans la suite de ses aventures qui l'ont amené à quitter la police pour le contre-terrorisme. L'occasion pour moi de découvrir en détail sa première aventure à laquelle il fait rapidement référence dans "la vengeance du lion" (cf critique sur ce blog). A part cette curiosité et le statut de flic en congés maladie qui change de flic détaché à la sécurité intérieure (la vengeance du lion) et de flic marié à un agent du FBI (La nuit des mirages), Corey reste le même. Son récit à la première personne est alerte, ironique, bien dans l'esprit du flic new yorkais cynique qu'il est censé être avec son humour particulier et ses provocations gratuites auprès de tout ceux qu'il n'aime pas ou qui lui mettent des batons dans les roues.

La partie la plus décevante du roman est pour moi la fin (ou pour etre précis la partie précédant l'affrontement final dans la tempête) ou le rythme et le suspens s'étiolent un peu.

Mais cela reste un roman très agréable mettant en scène un personnage de flic charismatique.