Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Bellavia David: Fallouja

fallouja

L'histoire: Dans la nuit du 6 au 7 novembre 2004, les forces américaines et irakiennes donnent l'assaut au bastion islamiste de Fallouja, une ville de près de 300 000 habitants située à une soixantaine de kilomètres de Bagdad, au coeur du triangle sunnite baassiste.

Prévenus à l'avance de l'offensive américaine, les trois quarts des habitants ont fui la ville, mais plus de 3 000 combattants islamistes de différentes nationalités ont décidé de s'y retrancher et de faire de Fallouja une forteresse imprenable. Fanatiques et prêts à se battre jusqu'à la mort, ils ont transformé la «cité des Mosquées» en un labyrinthe létal : voitures piégées, rues minées, souricières, bâtiments barricadés, snipers en embuscade... Tandis que les hommes de la section d'infanterie mécanisée du sergent-chef Bellavia attendent d'investir la ville, appuyés par leurs chenillés Bradley et leurs chars Abrams, ils ne savent pas encore qu'ils vont passer près de trois semaines à combattre un ennemi invisible et déchaîné.

 

Mon avis: Un récit autobiographique militaire. J'ai déjà lu et apprécié ce type de livre (Chris Ryan, Eric L Haney...). Pourtant ici la mayonnaise n'a pas pris.

Bien sur, c'est un document interessant: cette "prise" de fallouja raconté par un témoin de premier plan: le sergent-chef Bellavia. Contrairement aux récits de ce genre, qui reviennent souvent sur les débuts du personnage central (son entrée dans l'armée, son parcours, son entrainement), celui-ci débute quelques jours avant l'assaut sur Fallouja et se termine presque à la fin des combats (avec une dernière partie en forme de bilan, sur cette bataille et ses conséquences sur la vie de l'auteur). Des combats rapportés avec précision et donc longs tres longs trop longs. C'est le parti pris de la réalité mais 2 ou 3  chapitres pour investir une seule maison: on perd le rythme et la description des angoisses et de la tension des soldats ne succite plus qu'un ennui et une envie que l'on en finisse chez le lecteur.

Point positif toutefois, on voit que contrairement aux fictions télévisées ou cinématographiques, tuer un soldat ennemi sans succomber soi-meme peut nescessiter un temps énorme et une quantité de munition astronomique.

 

A réserver aux passionnés d'opérations militaire. Le coté historique et stratégique n'étant pas non plus abordé: on suit uniquement la section de Bellavia.