Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Coloane Francisco: Cap Horn

cap horn

L'histoire: Les lecteurs de Jules Verne, et notamment de son Phare du bout du monde, ne seront pas dépaysés par ce Cap Horn. Terres désolées, battues par un vent glacé, plongées dans une nuit interminable, hommes et bêtes livrés ensemble à une sorte de folie désespérée : avec cette oeuvre singulière Coloane fut bientôt salué comme l'un des plus grands auteurs sud-américains. Son écriture, d'une étrange âpreté, nous projette en un bout du monde où semblent se rejoindre la fin et le commencement de toute chose. Paysages, terres et ciels d'apocalypse, l'homme n'est ici qu'une épave sans racines et sans âme. Et sa relation avec l'animal, seule source de vie et de beauté, mouton, phoque ou cheval, un combat perdu d'avance. Contes d'horreur et de sang, d'ombres maléfiques et de pulsions morbides, la plume de Coloane s'enfonce comme un couteau dans les vases d'un territoire originel, un paradis perdu livré sans rémission à la faute et mué en enfer

 

 

Mon avis:  "A l'occasion de la réédition de 4 titres de Francisco Coloane, les Editions Libretto vous invitent à découvrir ou à redécouvrir l'œuvre de ce géant de la littérature..."

 

C'est en découvrant cette annonce sur le site BABELIO que j'ai participé à ce "concours" et que j'ai eu la chance de me voir retenu pour recevoir la réédition de l'oeuvre de ce grand auteur Chilien que je ne connaissait pas.

 

Qui est Francisco Coloane? Un homme singulier à l'histoire romanesque:

 

À seize ans, quelques années après avoir perdu son père, capitaine baleinier, et un an avant que sa mère ne meure à son tour, il reçut un prix pour sa première nouvelle. Il n’en a pas moins continué tout au long de son existence, de se frotter à quantité de métier : chroniqueur judiciaire, cartographe, gardien de troupeaux, tondeur de moutons, gabier, explorateur et sauveteur de vaisseaux en péril. Des expériences dignes d’étoffer l’homme et sa littérature. Sur les traces de son père, il s’est aussi engagé sur un baleinier.

Pourquoi écrire? Il l'explique lui même: 

J’ai écrit la nouvelle Cabo de Hornos très malade dans une pension de l’avenue Portales, une pension où beaucoup de gens étaient morts. Un vieillard venait de mourir. J’étais très mal. J’avais beaucoup de fièvre et un ami, José Bosch Busquet, journaliste au Mercurio m’a dit : " Écris une nouvelle, les nouvelles du dimanche, ils paient 150 Pesos au journal ". Un peu plus tard ma nouvelle a été publiée et José m’a rapporté 150 pesos. J’ai pu aller m’acheter les médicaments. "

  

Cap Horn est donc son premier recueil de nouvelles qui décrivent la vie dans cette pointe d'amérique du sud encore sauvage. Les hommes y affrontent la nature implaquable et leur propre folie, comme d'autres l'ont fait dans le "far-West" plus haut sur l'autre moitié du continent américain. Comme l'auteur ils sont gardiens de troupeaux, tondeurs de moutons... et vivent une vie rude au milieu de paysages grandioses mais dans une nature sans pitié et de vastes étendues encore vierges.

Un ou plutot des récits de tranches de vie dans cet univers.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Crapulax 18/08/2014 13:07


Tout ça c'est bien beau amigo, mais on ne sait toujours pas ton avis sur le bouquin... tu as aimé ou pas ?

Bruno19 29/08/2014 14:19



J'ai pas detesté mais ce sont des nouvelles, genre que je connais peu et donc auquel je suis moins sensible que le Roman. C'est bien écrit, c'est du vécu et cela se sent dans le contenu. Pour moi
c'est à découvrir, mais ce n'est pas quelque chose qui m'a transcendé.