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Albert Jean-Marie: L'otage (Vladimir 4)

Albert Jean-Marie: L'otage (Vladimir 4)

L'histoire: Vladimir Vassiliévitch Karpov est enlevé à Bagdad. Ses ravisseurs, en échange de la vie et de la liberté de l'agent russe, exigent de Moscou des livraisons d'armes sophistiquées. S'instaure alors un long marchandage avec son geôlier. Surveillances des services secrets russes, trahisons, attentats: le parti Baas est dans la ligne de mire de Vladimir...

Mon avis: Ce roman peut se découper symboliquement en 3 parties:

1- Vladimir est enlevé à Bagdad

2- Vladimir essaye de manipuler ses ravisseurs et de leur résister tandis que son équipe cherche à le localiser pour le libérer

3- Libéré, Vladimir cherche à renverser les choses et à manipuler à son tour ses kidnappeurs.

Trois parties bien menées. Je trouve malgré tout que ce roman reste un peu trop sage (les précédents aussi avec le recul et un bilan de lecture après 4 tomes). Vladimir est un excellent stratège et un vétéran du KGB, j’admets donc que ses plans soigneusement préparés fonctionnent car il anticipe bien les éventuels coups du sort (mais peut il systématiquement les éviter? la loi de Murphy dirait que non). Mais les personnages principaux sont tous plutôt gentils, fidèles, altruistes. Et il ne leur arrive rien de grave. Même otage, Vladimir n'est pas torturé, pas plus que ses co-détenues. Quand aux individus qu'il rencontre et doit utiliser pour accomplir ses plans, la plupart finissent soit par être embauchés dans ses réseaux, soit envoyés vers une vie meilleure en récompense. Je ne recherche pas une débauche de tortures comme dans les SAS de Gerard de Villiers, mais on est dans le monde de l'espionnage et en Russie, sous Poutine... Là encore, Vladimir est soutenu à 100% par son chef qui lui laisse carte blanche. Même les traitres (celui de ce volume) ne le sont pas vraiment, à l'insu de leur plein grès...

C'est donc ce reproche que je ferais à cette série à ce stade de ma lecture, plus habitué que je suis à un monde de l'espionnage plus glauque...