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Picouly Daniel: La faute d'orthographe est ma langue maternelle

Picouly Daniel: La faute d'orthographe est ma langue maternelle

L'histoire: Dans une classe d'école primaire, un gamin est debout sur son pupitre, les mains sur la tête, un cahier accroché autour du cou. Puni...

Pourquoi veut-il tuer son instituteur?

Mon avis: Quand l'écrivain adulte Daniel Picouly revient dans son école et se remémore son enfance. quand il nous explique comment de cancre il est devenu un auteur. Quand il nous raconte une tranche de sa vie et qu'on prend plaisir à la lire car c'est drôle et plein de style.

Ayant participé à l'édition des "timbrés de l'orthographe" lors du parrainage de Mr Picouly et ayant à la fois souffert sur sa dictée mais aussi pris un énorme plaisir à la lecture se son texte écrit pour l'occasion ("adoptez moi" où un faute d'orthographe suppliait qu'on l'adopte...et j'ai succombé à son appel de multiples fois); il m'était impossible de ne pas profiter de sa présence à la foire du livre de Brive 2015 pour acheter ce livre au titre éloquent.

Et je dois dire que je ne fut pas déçu. Là encore dans un récit court, Daniel Picouly réussi avec brio à nous faire plaisir par son style littéraire jubilatoire.

La mort aux rats c'est pratique. On en a chez nous...Normal, on a des rats. Mais moi le poison que je préfère, c'est le monoxyde de carbone. Le monoxyde de carbone, c'est l'amanite phalloïde des villes: un gaz inodore et incolore. On en a chez soi, mais on ne le sait pas. Alors on s'endort et on meurt. Gratuit. C'est un gaz de pauvre. Notre famille a failli en mourir. Normal, on est des pauvres. Le monoxyde de carbone, c'est aussi un gaz saisonnier. Il revient chaque hiver...

Mais aussi a nous donner quelques réflexions sur son métier:

Il faut écrire en amant et relire en mari [...] "comment on fait pour réduire la distance entre [...] ce qu'on rêve d'écrire et ce qu'on écrit?" Le travail!

Tout cela se lit vite, facilement mais...on a presque en vi de le relire. Encore et encore. Juste pour le plaisir du style. Finalement il nous raconte des choses ordinaires et pourtant...essayons de faire la même chose et comparons...non décidemment il faudra beaucoup de travail pour faire aussi bien

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