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Di Rollo Thierry: La profondeur des tombes

Di Rollo Thierry: La profondeur des tombes

L'histoire: Demain. Le pétrole n'est plus qu'un souvenir. Reste le charbon, et avec lui ses mines titanesques, ses millions de gueules noires efflanquées, ses cieux saturés de poussière grise. Dans ce monde glacé où l'eau potable est devenue la plus convoitée des richesses, où les animaux clonés en masse crèvent au fond des tunnels, où la " nuit claire " a remplacé le jour, Pennbaker le porion tente sans grand succès de survivre. Car il a vu la mort de trop près pour ignorer l'ordre qu'elle lui a intimé de sa voix douce: chercher la profondeur des tombes. Assisté dans sa quête par Sarah la hyène et CloseLip, sa fille, si sage dans sa valise, Pennbaker sillonne les chemins incertains de l'U-Zone, ce territoire de non-droit au bout duquel il trouvera, peut-être, l'amour perdu.

Mon avis: Attention roman très particulier dont le résumé donne bien une idée du coté déjanté de l'univers et des personnages.

D'un coté un univers de SF "à l'ancienne" c'est-à-dire qui part d'une projection de notre réalité vers une possibilité de société. Ici, l'auteur suppose que face à la pénurie de pétrole, l'humanité retourne vers une autre énergie fossile encore présente: le charbon. alors cela signifie pollution de l'air et de l'eau et mise sous contrôle des écologistes (via des manœuvres idiotes que je vous laisse découvrir, et malheureusement on se dit que ces imbécilités pourraient marcher tant on voit que des initiatives politiquement correctes sont parfois prises sans réfléchir sur simple calcul politique).

Coté humain, ce n'est pas la joie non plus, la société est noire, ses composantes peu recommandables ou désespérées.

Un univers assez nihiliste dans lequel Pennbaker va entreprendre une quête. Une quête qui le mènera vers...la fin du roman qui m'a personnellement laissé très dubitatif, interloqué et m'a conduit à penser que je n'ai rien compris à ce livre. Je l'ai apprécié dans ses trois premiers quarts pour ce qu'il m'a raconté (société, personnages) mais je suis passé à coté de la fin, ouverte certe, mais trop pour moi...